Bravo et Merci

Bravo et Merci

by SARAH CARVALLO PLUS -
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Chers étudiants, 

Merci encore pour vos fleurs : comme vous, elles sont toutes différentes, mais elles forment un bouquet lumineux qui égaient ces journées pluvieuses. Merci aussi pour toutes ces séances où nous avons cheminé ensemble pour explorer des émotions face à soi, à l'autre et au monde. Vous avez beaucoup de talents! 

Dès qu'ICAP aura monté le film nous programmerons une séance de cinéma et un goûter pour nous retrouver, sans doute en avril. 
D'ici là je vous propose de rédiger votre mini mémoire

Objectif Le mini mémoire consiste dans un exercice de relecture et analyse de ce que veut dire soigner par l’art et une réflexion sur la fin de vie et la mort. Il doit s’appuyer sur - au moins un exemple concret de pratique artistique correspondant à une pratique vue en cours - une réflexion sur le soin - une réflexion sur la mort et la fin de vie. Forme - Minimum 4 pages word, Maximum 7 - interligne 1, taille 12 - Introduction / 2 ou 3 parties / Conclusions - Des images ou photos peuvent être présentées et analysées

Je vous propose quelques questions pour guider votre écriture. Il n'est pas obligatoire de suivre cette trame!

1) Qu'est-ce qui a été important pour moi durant ce parcours Arts et soin autour de la fin de vie?  Pourquoi?

2) En quoi les pratiques artistiques m'ont permis de revisiter mon rapport au soin et à la médecine? 

3) Quelles sont les émotions qui ont émergé au cours de la préparation de la performance? Que m'ont-elles apprises ou fait comprendre? 

4) Comment l'art prend-il soin de nous? Pourquoi? 

5) Quel a été le moment le plus fort durant ce parcours? Pourquoi? 

6) En quoi ce parcours m'a transformé(e) dans ma subjectivité, dans ma manière d'appréhender mes études de médecine ou mon futur métier? 

7) En quoi ce parcours m'a donné le désir de changer ou de revenir à certaines choses ou pratiques essentielles?

Et je vous laisse en compagnie du poème de Rilke lorsqu'il vit le torse d'Apollon au Musée du Louvre: 

image.png

Torse archaïque d’Apollon

 

Nous ne connaissons pas sa tête, l’inouïe,
Où les yeux tels des fruits mûrissaient, mais pourtant
Son torse comme un candélabre éclaire encore
Et c’est là qu’en retrait la vue se tient et luit.

Sinon la ligne du thorax ne pourrait guère
Nous éblouir, et dans la courbe lentement
Autour des reins, il n’y aurait pas le sourire
Vers ce milieu qui portait le pouvoir du sexe.

Sinon la pierre ici serait vacante et courte
Sous la retombée transparente des épaules
Et ne vibrerait pas comme la peau des fauves.

Et brisant tous les bords ne sortirait pas d’elle
Comme fait l’étoile. Car il n’y a pas là
D’endroit qui ne te voie : il faut changer ta vie.

 


Rainer Maria Rilke (à Paris, 1902-1914) Traduction d’Eugène Guillevic et Jean-Pierre Wilhem, dans « Charles du Bos et nous », 
Les Cahiers du Sud, no 297, 1950.

Sarah