Bonjour
Véronique Gay me fait passer cette analyse suite à la question sur le suicide en Egypte:
En égyptien ancien, il n’existe pas de mot signifiant “suicide” au sens moderne.
La notion existait, mais elle n’était pas lexicalisée comme un terme spécifique.
Les Égyptiens décrivaient l’acte de se donner la mort à l’aide de périphrases verbales, comme
« tuer qui appartient à soi »
« trouver la mort par sa propre main »
Ou des constructions utilisant les verbes « mourir », « tuer », etc., mais jamais sous forme
d’un nom abstrait comme en français.
Ces tournures apparaissent surtout dans des textes littéraires ou sapientiaux, parfois dans des
contextes philosophiques, par exemple, Le Dialogue d’un désespéré avec son Bâ.
Il n’y a pas de hiéroglyphe représentant l’idée « suicide ».
Dans la culture égyptienne, se donner la mort n’était ni glorifié ni codifié comme dans
certaines cultures antiques.
Les représentations visuelles se concentrent presque toujours sur des morts infligées par
autrui, pas par soi-même :
gm ḥm n ḥˁt.f
« trouver la mort par sa propre main »
siꜣ n ḥꜥy
« tuer qui appartient à soi »
Ces tournures montrent qu’ils pouvaient concevoir l’idée, mais qu’elle n’était ni un acte
institutionnel, ni une notion morale structurée comme dans d’autres cultures (Rome, Grèce,
Japon…).
J'ai demandé une salle spéciale pour les instrumentistes. Je vous tiens au courant. En revanche je ne pourrai pas apporter le piano la prochaine fois au musée.
Bon week end et bon courage pour les partiels de la semaine prochaine!